Tensions en RDC: Patient Bashombe propose un «dialogue interinstitutionnel de cohésion nationale»

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Par Jean-Luc M.

Plusieurs acteurs sociaux et politiques en République Démocratique du Congo craignent déjà une situation incontrôlable après les dernières manifestations politiques dues notamment aux propos d’un député national sur les ordonnances du chef de l’Etat Félix Tshisekedi mais aussi les invalidations des députés nationaux de l’opposition en faveur de ceux du Front Commun pour le Congo (FCC).

C’est le cas de l’avocat Patient Bashombe, président du Bureau de Coordination de la Société Civile du Sud-Kivu qui dit craindre une crise politique majeure à la tête du pays; une crise qui pourrait ramener le pays à la case de départ.

«Je suis sûr qu’il y a des pêcheurs en eau trouble qui veulent attiser un tel chaos pour continuer à piller sans scrupules les ressources de notre pays. Je note que tous les trois pouvoirs traditionnels selon Montesquieu sont affectés à savoir l’exécutif, le  législatif et le judiciaire. Regardez comment l’on s’acharne contre le chef de l’Etat, observez les manifestations et les actions contre l’assemblée  nationale, remarquez le discrédit à la Cour constitutionnelle après les invalidations. Pour tout analyste averti, il ne tarde pas à conclure à une menace d’instabilité des institutions» dit-il, au cours d’une interview accordée à Laprunellerdc.info.

Le président de la Société Civile du Sud-Kivu fait remarquer que plusieurs questions se posent sur la manière dont les choses vont se passer dans cette contradiction et confusion à la tête du pays.

«Les provinces risquent de connaître les mêmes conséquences entre les assemblées provinciales, les  gouvernements provinciaux et les Cours d’appels» craint-il.

Celui-ci propose un dialogue interinstitutionnel de cohésion nationale pour notamment consolider les acquis de l’alternance au pays.

«Comme piste de solution,  personnellement, je propose au chef de l’état en sa qualité de garant de non fonctionnement des institutions, de convoquer  immédiatement un dialogue interinstitutionnel de cohésion nationale, pas pour distribuer des postes de pouvoir,  mais écouter tout le monde en vue de dégager des décisions courageuses qui militent pour la cohésion nationale. C’est de cette manière qu’on peut aussi consolider les acquis de l’alternance au pays » propose-t-il.

Il pense que ce dialogue pourrait avoir pour objectifs : consolider les acquis de l’alternance, stabiliser les institutions et renforcer la cohésion nationale poste électorale.

Pour rappel, la tension est montée d’un cran après les dernières ordonnances du chef de l’Etat portant mises en place dans la Société Nationale des Chemins de fer (SNCC) et à la Générale des Carrières et des Mines (Gécamines). Les combattants du parti au pouvoir, l’UDPS n’avaient supporté que le député Charles Nawej critique les décisions du chef de l’Etat l’accusant d’ « outrage au chef de l’Etat). Plusieurs d’entre eux se sont affrontés avec des militants du PPRD dans la capitale Kinshasa. Plusieurs autres villes de la RDC ont manifesté pour s’opposer aux propos du député national. Les récentes invalidations des députés de l’opposition de la coalition Lamuka sont venues envenimer les choses avec les différentes manifestations à travers le pays jusque ce week-end.

Ph. Laprunellerdc.info, Patient Bashombe, Président de la Société Civile du Sud-Kivu. 

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